Guide de survie en entreprise ( glandeur mon ami )
17/06/2009, 12:38
Vous êtes de plus en plus nombreux à m'écrire pour me demander comment tenir toute une journée au travail quand vos camardes de flow ( j'entends par flow un échange de mails tout aussi intensif qu'improductif avec toute une liste d'amis/collègues pour se ranconter tout et n‘importe quoi ) ne sont pas disponibles. Comme à mon habitude, je m'en vais vous proposer pas moins de huit de méthodes ( chacune valant ce qu'elle vaut je vous l'accorde ) afin de répondre au mieux à vos préoccupations.
1/ La solution la plus simple consiste tout simplement à écrire un long mail ( ou comme moi une conférence ) au fil de cette journée interminable ( <- ATTENTION ! : ceci n'est pas la grande journée où tous les minables de France et de Navarre se rencontrent afin d'échanger des opinions aussi précieuse que "Moi et les toffees : une histoire d'amour" ou "les couleurs à la mode pour les bonnets en laine cet été" ). Vous pourrez ainsi vous défouler et perdre un peu de temps quand vous le désirez comme dans un flow normal, sauf que vous n'enverrez qu'un seul mail à la fin de cette pénible épreuve ( et imaginez le bonheur sans borne qu'aura votre correspondant en arrivant le lendemain et en voyant tout ce qu'il y a à lire !!! ).
2/ Se lancer dans une grande fresque baroque sous paint-brush. Bon ok, il vous faut quelques talent artistiques, mais je vous rappelle que vous avez toute la journée pour affiner votre nouvelle technique de pinceau à la souris. Vous vous découvrirez peut être ainsi un don naturel pour la peinture numérique, et vos travaux pourront même être choisis pour orner le nouveau projet de cathédrale virtuelle organisé par le Vatican ( se renseigner sur : http:\\Levatican.fr\cathedrale_virtuelle\jedessineauburo\inscriptions\index.html ).
3/ Ecrire une chanson contre la faim dans le monde. Si vous la terminez trop tôt dans la journée, ne vous inquiétez pas pour le reste de la journée, vous allez être occupé : en effet, il vous reste à contacter une vingtaine de personnalités du show-business afin de les convaincre de chanter votre oeuvre ( pour cela, vous serez peut être même contraint de leur chanter un extrait au téléphone, alors tachez d'être seul dans votre bureau à ce moment là ). Je vous conseille de prendre contact directement avec des personnalités ayant beaucoup de noms dans leur carnet d'adresse (cf : Line Renaud ( avant qu'elle ne meurt ), JJ Goldman, Zazie ou autre Obispo ... ).
4/ Prendre une maxi-pause de 8 heures ( attention toutefois à vos poumons si vous êtes fumeur et à l'abus de caféine ).
5/ Faire une maxi micro-sieste de 8 heures ( attention toutefois à vos poumons si vous êtes fumeur et que vous faites votre micro sieste dans la salle fumeur )
6/ Travailler ( ne sait on jamais ?!? )
7/ Reclasser les touches de votre clavier par ordre alphabétique. Avec le bon matériel et pour peu que vous ne soyez pas dérangé pendant cet interlude bricolage, vous pourrez d'ici la fin de la journée avoir un clavier personnalisé qui fera l'envie de tous vos collègues. Petit plus : si vous êtes vraiment doué pour cette tache, vous pourrez faire de même avec tous les claviers de vos collègues qui ne manqueront pas de vous harceler pour posséder leur propre clavier hype ! ( et vous augmenterez ainsi de façon significative votre cercle d'amis ). Une variante consistera à tenter d'écrire des mots rigolos avec les lettres de l'alphabet ( pour plus de facilité, mélangez les lettres de plusieurs claviers).
ATTENTION TOUTE FOIS : Cette méthode, certes très intéressante et ô combien sympathique, rendra l'utilisation de votre clavier totalement impossible, alors si vous souhaitez par la suite faire la technique 1/ ou 3/ faites les donc avant ( la 2/ pouvant être faite dans toutes les configuration possible même si votre clavier comporte maintenant sur la première ligne : "MERDEACELUI QUI LIT" <- qui aura ruiné 3 claviers différents).
8/ Préparer vos idées de cadeaux pour noël prochain : on est toujours à se demander ce que l'on va acheter au dernier moment,là, profitez-en, vous aurez ainsi largement le temps de trouver les articles les moins cher du marché et vous réaliserez une économies conséquente ! ( vous pourrez même en fin de journée vous demander quoi acheter avec tout cet argent économisé! Tient pourquoi pas une donation à une association quelconque de pensée alternative !! ).
En espérant que vous trouverez dans ce post assez d'idées pour vous occuper demain. N'hésitez pas à nous faire parvenir vos oeuvres (dessins, chansons, photo de clavier ). Les meilleurs seront récompensées par des places demi-tarif au désormais célèbre Parc Walibi-Stroumpf, ou vous découvrirez ce que la Belgique a fait de mieux ( je donne d'ailleurs une conférence sur l'origine du fameux "une fois" belge deux fois par jour dans l'Amphi "Stroumpf Grognon" jusqu'à mi septembre ).
Allez petits et grands je vous laisse vous décider de la meilleur façon de glander pendant une journée entière.
Cordialement et à une prochaine conf',
Pr. BARBEROUSSE
Académie française me voila !!!
16/06/2009, 10:20
Testons aujourd'hui la méthode énoncée par mon maitre à penser, le seul, l’unique et légendaire professeur Rollin à propos de la licence poétique et poussons la au maximum.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce principe, ou qui auraient oublié en voici un
rapide résumé ( pour plus d’information, courrez vite chez votre marchand de primeurs et achetez l’excellent DVD « le professeur Rollin a encore quelque chose à dire » ). En gros, il nous apprend un grand secret jalousement gardé par les écrivains et qui consiste à regarder autour de soit, de tirer une phrase de nos observations puis d'enjoliver celle-ci par couches successives.
Dans son exemple on part de la phrase :
->Des enfants jouent dans la rue
Pour finalement arriver à
C'était une allée bordée de chênes centenaires dans laquelle jouaient les enfant pauvres.
Je veux donc voir si l'on peut l'appliquer à un moment banal d'une journée de travail des plus classique.
La première phrase peut être :
1/-> j'écris un mail devant mon clavier
Transformons là pour lui apporter un peu de style et de classe:
-> Assis devant mon clavier usé d'avoir vu se succéder sur ses touches tant de mains étrangères,
j'écris une missive électronique en suivant le fil décousu de mes pensées badines.
Ha oui effectivement, ça pourrait être le début d'un bouquin !
Mais à qui écrit-il ? Pour lui dire quoi ? le suspens est palpable !
Continuons ( pour un peu qu'on puisse éditer un essai à la fin de ce post )
2/->une collègue regarde par la fenêtre, j'essaie de ne pas me faire capter
qui pourrait donner :
-> Derrière moi, une collègue regarde d'un air absent à travers les vitres salies
de notre tour de verre et d'aluminium hors d'âge. Afin qu'elle ne puisse pas éventer
mes activités parallèles, je feints d'être plongé dans une profonde réflexion.
3/ -> Je ne sais plus quoi faire , je décide de refaire une fournée de café
Deviendrais :
Comme bien souvent, à l'habitude vient se substituer l'ennui. Pour rompre
ce cycle de monotonie, je me lève et me dirige vers le fond du bureau.
C'est sur un meuble à la peinture jaunie par le soleil que trône la cafetière,
telle la prêtresse d'une tribu amazonienne, attendant lascivement les offrandes
faite au dieux Caféïne par des fidèles aux yeux hagards d'avoir trop travaillé.
Mes gestes s'enchaînent, telle une mécanique bien huilée, pour mettre en place le filtre,
le marc et l'eau, tout en laissant flotter dans la pièce cette odeur suave aux relents
d'amérique du sud. Et déjà j'imagine l'arôme qu'aura ce breuvage savoureux :
Je le sais déja, il sera doux, doux comme le sourire d'un enfant, offert sans rien attendre
en retour. Comme le rayon de soleil venant faire scintiller la goutte de rosée que
l'aube à déposé précautionneusement sur l'herbe d'une prairie ou galopent des étalons
sauvages .....
Houlaaaa !!!!!!
Mais c'est que c'est dangereux ce truc là ! Si je n'avais pas fait attention, j'aurais pu continuer encore longtemps ( et pourtant dieu sait que je n'ai pas l'habitude de parler pour ne rien dire. )
Et bien effectivement, je comprends mieux maintenant comment nos grands auteurs font pour encombrer nos étagères d'intégrales en 200 volumes !!!
J'aimerais bien lire leur versions avant modifications.
A tous les coups, Germinal a du commencer par :
"Je vois des mineurs en grèves, les autorités arrivent et en tuent pas mal"
c'est devenu
"Les mineurs de charbons, harassés par etc ..." et puis on en voit plus le bout, jusqu'au moment où l'auteur se dit :
"Hop ! La c'est bon, je crois que j'ai bien dilué tout ça moi !
J'ai bien mérité d'aller me boire une bière." ( ou un truc du style )
Pour résumer nous sommes donc partis de :
J'écris un mail devant mon clavier. Une collègue regarde par la fenêtre derrière moi, j'essaie de ne pas me faire capter. Je ne sais plus quoi faire , je décide de refaire une fournée de café.
et nous avons fini avec :
Assis devant mon clavier usé d'avoir vu se succéder sur ses touches tant de mains étrangères,
j'écris une missive électronique en suivant le fil décousu de mes pensées badines.
Derrière moi, une collègue regarde d'un air absent à travers les vitres salies
de notre tour de verre et d'aluminium hors d'âge. Afin qu'elle ne puisse pas éventer
mes activités parallèles, je feints d'être plongé dans une profonde réflexion.
Comme bien souvent, à l'habitude vient se substituer l'ennui. Pour rompre
ce cycle de monotonie, je me lève et me dirige vers le fond du bureau.
C'est sur un meuble à la peinture jaunie par le soleil que trône la cafetière,
telle la prêtresse d'une tribu amazonienne, attendant lascivement les offrandes
faite au dieux Caféïne par des fidèles aux yeux hagards d'avoir trop travaillé.
Mes gestes s'enchaînent, telle une mécanique bien huilée, pour mettre en place le filtre,
le marc et l'eau, tout en laissant flotter dans la pièce cette odeur suave aux relents
d'amérique du sud. Et déjà j'imagine l'arôme qu'aura ce breuvage savoureux :
Je le sais déja, il sera doux, doux comme le sourire d'un enfant, offert sans rien attendre
en retour. Comme le rayon de soleil venant faire scintiller la goutte de rosée que
l'aube à déposé précautionneusement sur l'herbe d'une prairie où galopent des étalons
sauvages ....
Ca donne même le tourni, je préfèré m'en tenir là, avant de me retrouver avec un manuscrit que je devrais ensuite essayer de refiler à une maison d'édition !!!
Allez, félicitation aux courageux qui sont
arrivés jusqu'au bout et maintenant vous savez tous ce qu'il vous reste à faire
si une carrière d'écrivain vous tente
Bécots les piou-pious !
Pr. B.
Le bonjour au boulot
15/06/2009, 12:45
Bonjour à vous tous , fans de pensées alternatives.
Je tiens tout d'abord à m'excuser pour ces derniers jours ou j'ai été obligé de faire "sauter" quelques-une de mes conférences pour raisons personnelles ( vous retrouverez tout de même à la sortie des fascicules reprenant l'ensemble des transparents qui aurait du vous être diffusé durant ces rendez-vous qui avait pour thème je vous le rappel : "La pêche au gros en milieu urbain : mythe ou réalité fantaisiste ?" et "Dix façons utiles et amusantes d'utiliser un castor au camping".)
Donc me revoilà devant vous pour vous donner le fruit d'une profonde réflexion à fort potentiel intellectuel. Pour les nouveaux, je rappelle que ces conférences ont pour but de se pencher sur les problèmes inconnus ou le plus souvent ignorés de la majorité de nos concitoyens. Certain d'entre vous auront par ailleurs peut-être déjà entendu les polémiques afférentes à ce sujet ( "Oui c'est bien beau tes histoires de pensée alternative, mais ça m'a plutôt l'air d'une belle fumisterie !" ou autres réflexions plus radicales du genre "Heu ... tes réflexions se seraient bien un peu de la merde ou je m'y connais pas" ...). Laissons là ces petites gens à l'esprit obtus dont la dernière grande pensée a du être :"Tiens c'est l'été, tu penses qu'ils vont continuer le BigDeal ?". Ha ça c'est sûr que ce n'est pas avec eux qu'on fera avancer les choses !!!!
Ne donnons pas plus d'importance à ces personnes qu'elles ne le méritent et lançons-nous sans plus attendre dans le monde merveilleux de la pensée alternative. Le sujet, que je soumets a vos cerveaux avides d'explorer de nouvelles théories, est donc le suivant :
"A partir de quelle distance doit-on dire bonjour à une personne dans un couloir ?".
En effet, nous sommes tous confrontés à ce grand dilemme au moins une fois par jour ! La situation est presque toujours la même:
Nous repérons une personne que nous connaissons au loin dans un couloir, et sa trajectoire va invariablement croiser la notre. Plusieurs écoles s'affrontent sur la méthode à appliquer à ce moment là :
1 / Ignorer cette personne car de toute façon vous ne dites jamais bonjour à personnes sur votre lieu de travail ( et les autres vous le rende bien de leur côté, car vous êtes considéré comme un con fini par une bonne partie de votre étage ).
Passons rapidement sur ces personnes qui sont de toute façon sorties de la salle à l'annonce du sujet de la conférence.
2/ FEINDRE d'ignorer cette personne jusqu'à ce qu'elle soit à une distance de bonjour optimal * (DBO). Relever la tête puis faire son plus beau sourire et sortir d'une voix forte et enjouée "Ha, bonjour <nom de la personne en face> comment vas-tu (yo'd'poil si vous êtes chafouin) ?"
3/ Fixer la personne dès que celle-ci a été repérée et ne plus la lâcher du regard en affichant un sourire niais et forcé jusqu'a atteindre la sus-dites DBO. Une fois arrivé à celle-ci, la fin est identique à la phase 2/.
C'est deux dernières méthodes bien que communément utilisées ont pour principal désagrément de vous rendre ridicule du moment ou vous apercevez l'autre personne jusqu'à la DBO libératrice. Voici donc la 4 ème méthode issue d'une réflexion que je me suis faîtes l'autre jour en commandant un jambon-beurre chez Emile, petit bistro en bas de chez moi ( cette partie n'a que peu d'importance dans la réflexion elle même mais je tenais à vous démontrer que la pensée alternative pouvait être pratiqué n'importe ou).
4/ Le problème du bonjour tient au fait que nous avons deux façons de nous saluer : la poignée de main ou la bise ( oui, j'entends déja les esprits taquins me dire que je réduis mon étude uniquement au monde occidental, car il existe ailleurs beaucoups d'autre façon de dire bonjour : Hé ho ! Vous allez pas commencer, ces pays n'ont qu'à se trouver eux-même un penseur amateur de jambon-beurre, je ne peux pas tout faire quand même ... ). Je propose donc que l'on se réunisse tous ( dans un grand endroit style stade de france par exemple ), pour décider en commun d'un geste à faire de loin et qui signifierait d'un bloc ( quitte a inventer quelque chose autant que cela soit optimisé ) :" HEllo, bien le bonjour, alors comment ça va, et ta famille, etc ." ( on fera un vote a main levée pour le contenu exacte ). Ainsi, fini ces malaises et ces trajets les yeux rivés au sol. Après avoir fait se signe, il sera communément admis que l'on peut maintenant complètement ignorer la personne en face sans que cela soit mal vu !
Bon on me dira "Oui, mais s'il y a plusieurs personnes au loin, comment saluer la bonne ?". Effectivement, c'est une bonne question, mais je ne vais pas tout vous mâcher non plus ! C'est un début de réflexion que je propose, je vais pas vous faire tout le travail en plus! ( On en reparlera au stade de france).
En attendant la prochaine session, j'attends vos propositions de signes et j'espère que vous serez nombreux a venir débattre de ce point.
FLASH Dernière minute ! Face au nombre de demandes de réservation pour cette grande réunion, le stade de france laissera place à la MJC Paul Prébois d'Outrouville ( sur la place du village entre le PMU et le vendeur de lames de tondeuses).
Nous verrons la semaine prochaine comment se comporter dans un couloir qd vous rencontrez de nouveau la personne à qui vous aviez déja dit bonjour, et que vous n'avez maintenant plus rien à lui dire.
Pr. BARBEROUSSE ( ancien interné aux hôpitaux de Paris ).
*Cette distance est déduite d'une formule mathématique faisant appel à la taille des deux protagonistes, de la largeur du couloir ainsi que de la couleur de vos chaussettes ( en effet, plus vos chaussettes sont horribles, plus le bonjour viendra tôt, de peur que le regard de votre interlocuteur ne tombe dessus ). Vous retrouverez cette formule à la fin du fascicule vendu à la sortie de cette salle.
